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Charente (16) Confolens arrondissement - 125
On ne sait point la date exacte de la fondation de ces En 1787, ce même propriétaire affermait pour neuf ans
deux forges, dont il ne reste plus rien aujourd'hui de à Pierre Mestreau, forgeron, demeurant à la forge de
caractéristique que les chaussées en ruines. Puyraveau, sa forge à battre le fer, du Gazon, ainsi que
sa petite borderie, située à Massonnie, moyennant 100#
Celle du Gazon, mue par les eaux de l'étang du Gazon,
par an, avec défense au preneur de mettre l'étang à sec,
remontait sûrement au XVI siècle, car en 1650, elle était
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sans prévenir le propriétaire, et défense de sous louer.
affermée à Jean Hugon .
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Le preneur paiera en plus les charges royales,
Aux Archives départementales de la Charente , on
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vingtièmes, corvées, droits seigneuriaux et frais d'actes.
trouve un jugement qui condamne (vers 1670)
Il sera en plus chargé de l'entretien des toitures.
Jean de Lestrade de Floyrat, sieur du Gazon, à payer au
comte de Montbron des arrérages de rentes dues à cause C'est la dernière mention qu'on trouve de la forge du
du moulin, de la forge et de l'étang du Gazon. Gazon, qui disparut complètement au commencement
du XIX siècle.
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Au siècle suivant quand le domaine du Gazon fut passé
à l'abbé de la Cailletière, ce propriétaire, le 3 mars 1745, La forge de Châtelars, créée probablement à la même
fit dresser un état de lieux de ladite forge du Gazon époque que celle du Gazon, eut le même sort et subit
les mêmes vicissitudes, mais les documents sont encore
“située sur la rivière Croutelle, laquelle forge est
plus rares que pour celle du Gazon.
restée sans aller ni faire de fer”.
Le 18 septembre 1672, Léonard de Lespine et Marie
Depuis quelque temps, “ledit seigneur requerrant, à mis
Sardin, sa femme, sont dits habiter la forge du Châtelars;
Suzanne Bernot, dans le logis dudit lieu du Gazon,
laquelle n'a pas laissé de prendre ou laisser prendre les en 1673, c'est Jean de Lespine qu'on y trouve, ainsi que
Jean Malherbe et Jean Tray, ce dernier qualifié “maître
liens et tourillons des arbres des deux affineries, avec le
forgeron”.
charbon qui était dans la halle de ladite forge”.
Au siècle suivant, l'abbé de la Cailletière étant
Un peu plus tard, la forge du Gazon avait été remise en
activité par ledit abbé, car à sa mort en 1748, ses héritiers propriétaire du Châtelars fit continuer à battre le fer,
car à sa mort, ses héritiers payèrent à divers ouvriers les
payèrent 29# aux valadiers pour réparations à la
travaux d'entretien exécutés à ladite forge.
chaussée de l'étang; 1# 16 au charpentier pour avoir
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levé la bonde du grand étang du Gazon, et 6# 10 au Cette construction courait déjà à sa ruine, car dans un
S
maréchal, pour divers travaux exécutés dans ladite forge. acte de ferme, passé le 9 juin 1761, par François Arnault,
prieur de Sainte-Souline, (comme fondé de pouvoirs de
Vers 1770 elle fut affermée à Léonard Buisson, qui dans
demoiselle de Poispaillé de la Rousselière), acte de ferme
un acte du 28 septembre 1778 est qualifié
concernant le fîef de Châtelars, dont cette demoiselle
“maître de forge, demeurant au Gazon”. avait hérité, on trouve ce passage se rapportant à la forge
Dans un procès-verbal du 8 juillet 1780 on lit: de ce domaine:
“l'étang du Gazon peut s'étendre sur trente journaux “… et généralement tout ce qui dépend de ladite
de terrain, les eaux qu'il contient servent à faire terre, sauf la forge et affinerie qui n'est comprise
tourner les deux roues du moulin qui est contigu à dans la présente ferme, comme étant depuis
la chaussée; en outre il fournit l'eau nécessaire à faire longtemps totalement ruinée”.
aller une forge à trois roues qui est au dessous dudit Quand Philippe Bastier du Temple fut devenu
étang, à la distance d'environ deux cents brasses”. propriétaire de la terre de Châtelars, il songea à relever
En 1786, M. Simon de Villemandy de la Mesnière, en de ses ruines la forge de ce domaine; il n'avait pas encore
affermant son moulin du Gazon, se réserve le droit de commencé en 1781, mais à sa mort, en 1788, la forge
faire lever un élau de l'étang pour faire marcher sa forge, de Châtelars avait repris un peu de vie, car sa veuve:
du jour de la Saint-Michel au 5 mai suivant. Elisabeth de Verdillac donne, le 8 juin 1788, à Léonard
Boulesteix, pouvoir pour régir, gouverner et administrer
120 Cet Hugon était probablement originaire du Limousin, car le fief de Châtelars avec les métairies qui en dépendent,
au baptême d'un de ses enfants en 1651, le parrain et la .marraine le moulin, la forge, etc. D'ailleurs, le 5 septembre 1788,
sont de Saint-Junien. cette dame paye par acte notarié à Jean Rivet et à Pierre
121 Série E, numéro 50.
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