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Charente (16) Confolens arrondissement - 123
Il y a aussi dans cette paroisse beaucoup de c.- celles que nous appelons médiocres et où ne se
gentilshommes dont la situation n'est pas plus heureuse sèment que du seigle, du blé noir et de l'avoine que trois
que celle du reste des habitants de la paroisse. années l'une.
Dans ces “Observations générales” de son arpenteur Celles appelées de première qualité doivent êtres
officiel, notre paroisse n'est guère flattée. Les habitants estimées deux livres de rendement au journal de douze
de Cherves, réunis en 1742 pour donner leur pieds de Guyenne ; celles appelées de
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appréciation sur le classement futur, qu'on voulait faire seconde qualité: une livre au journal; celles de troisième
des terres de leur paroisse, bien que ce fut pour servir qualité: dix sols.
de base à de nouveaux impôts, ne s'étaient pas montrés
2.- Les prés ne forment que deux classes: les bons
aussi sévères. estimés donner trois livres le journal, et les médiocres
Voici d'ailleurs le procès-verbal de leur déclaration estimés donner: une livre dix sols.
dressé par le notaire Veyret:
3.- Les taillis ne constituent qu'une sorte, d'un rapport
Le dimanche 16 septembre 1742, Elie Dupradeau, assez égal et ne devant être estimés que vingt sols le
Léonard Chabanne, Pierre Dussoulier, Jean Decongeat, journal.
du village de Chevallerie; Jean Boulesteix, du Barry;
4.- Les vignes sont de deux sortes: les bonnes estimées
Léonard Duval, Charles
quatre livres le journal, les médiocres estimées deux
Fontaneau, de la Coucoussie; Léonard Singarreau, de livres dix sols le journal.
Chez-Limousin; Pierre Senelle, Louis Fort, de Chez- 5.- Les châtaigneraies sont de trois sortes: les bonnes et
Chabernaud; Michel Nicolas, Louis Chabanne, du Fot; bien garnies, estimées trois livres le journal; les
Jean Blanchier, de Mauliet; Jean Marchand, de
secondes, garnies à moitié, estimées une livre dix sols ;
Montauvet; Abraham Crosland, de la Pouverrerie;
les troisièmes, garnies du tiers au quart, estimées une
Léonard Blanchier de Chez Guinot; Louis Roche, de la
livre.
Roudillerie; Pierre de Lépine, des Jaulières, faisant la
6.- Les pacages, tous à peu près de même qualité,
partie principale des habitants de la paroisse de Cherves,
estimés une livre dix sols le journal.
réunis à la diligence du Syndic, d'après l'ordonnance de
M. l'Intendant, en date du 18 juillet dernier, pour 7.- Les landes, bruyères et champs froids doivent être
constater de combien de différentes natures de fonds estimés comme néant pour rentes.
de terre la paroisse est composée… Quel est le revenu
Les cy-dessus nommés, que par trop grand nombre
véritable du journal de chaque nature…
d'autres habitants, il eut été trop long de détailler,
Déclarèrent: supplient M. l'Intendant de veiller au tariffement et
Les fonds de terre de leur paroisse sont de sept natures promettent d'aider les commissions pour que chaque
pièce de terre soit mise dans sa véritable classe…
différentes: terres labourables, prés, vignes,
châtaigneraies, pacages, taillis et landes. Pour la paroisse de Châtelars-la-Rivière, dans 1' "Etat
général des fonds" dressé en 1750 par Jean Ardouin,
Desquelles différentes natures, la qualité "dominante"
est celle des terres labourables, ensuite celle des arpenteur, (du bourg de Saint-Estèphe), un grand quart,
presque le tiers, des terrains de cette
châtaigneraies, n'y ayant que peu de vignes, peu de bois
taillis et des prés pacages, seulement pour la nourriture paroisse, sont qualifiés "chaumes et ajoncs, brandes".
des bestiaux nécessaires pour cultiver les domaines. La culture était aussi difficile sur les coteaux de
1.- Les terres labourables y sont de trois sortes: Châtelars qu'à Cherves, alors on laissait incultes les
parties les plus difficiles et les plus ingrates; et on
a.- celles qu'on appelle bonnes, et où on sème le seigle
de deux années l'une, et aussi quelquefois du froment; n'ensemençait les autres que tous les deux ans, les
laissant se reposer en jachères, une année sur deux.
b.- celles plus communes, où se sèment du seigle et du
froment pour payer les rentes aux seigneurs;
117 Le pied de Guyenne était un peu plus .grand que le pied de
Roy, car 28,800 pieds de Guyenne faisaient un journal
d'Angoumois, alors qu'il fallait 33,800 pieds de Roy pour faire ce
même journal.
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