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Charente (16) Confolens arrondissement - 646
1.- Commentarii in Institutiones; falsâ opinione gallicum judicarent supremum eloquii
obtinere .”
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2.- Breviarium in Codicem.
Cette supériorité de la langue française que Jean Faure
Il a suivi la forme du commentaire: sous chaque titre
ne prévoyait pas est aujourd’hui un fait indiscutable; ce
des Institutes et du Code, il a déterminé avec le plus
grand soin la véritable intelligence du texte, adoptant n'est point une raison, toutefois, pour imiter le dédain
des professeurs d'Orléans pour le latin, et moins encore
quelquefois les interprétations de la glose, mais le plus
pour négliger de lire les Commentaires de notre auteur,
souvent s'en éloignant pour y substituer un sens plus
parce qu'ils sont écrits dans une langue qui n'est même
clair et plus juridique. Le texte fixé, il l'explique, le
développe, et après avoir sommairement fait connaître plus celle de l'enseignement du droit. Si l'on brave cette
première difficulté, on ne tarde point à s'apercevoir qu'il
les opinions des docteurs sur la matière, il indique la
est peu de matières relatives au droit civil de son temps
sienne et l'usage du temps.
que Jean Faure n'ait savamment traitées. Sans prétendre
Peut-être cette méthode rend-elle difficile la tâche de résumer ici ses vastes recherches, je ne résiste pas au
quiconque chercherait dans les travaux de Jean Faure plaisir d'analyser quelques-unes des doctrines de cet
un corps de doctrine; mais elle s'explique et se justifie
éminent jurisconsulte, et de rappeler quelques-unes des
par le but qu'il se proposait, et qui consistait surtout à
idées qui attestent l'élévation de son esprit et
conférer avec nos usages les textes et les principes du
caractérisent sa haute personnalité. Ce n'est point
droit romain. d'ailleurs sans une vive satisfaction qu'on sent, en le
Ses Commentaires sont écrits en latin. S'il s'était servi lisant, un souffle de justice et de liberté animer encore
de l'idiome vulgaire, il serait probablement moins oublié: les pages de son vieux livre. Il en résultera d'ailleurs une
ceux que les difficultés du droit effraient ouvriraient son importante conséquence historique, à savoir la preuve
livre pour y étudier les caractères et les origines de la de son influence sur les dispositions juridiques de la
langue. Il est bien vrai qu'en lisant la coutume coutume d'Angoumois.
d'Angoumois dans Vigier on peut reconstituer presque
L'un des titres les plus importants de cette coutume est
en entier les doctrines de Jean Faure, mais on a le
sans contredit le titre des successions. Jean Faure en
désavantage de ne point y reconnaître le véritable avait, dès le XIV siècle, posé les règles principales. Le
e
caractère du grand jurisconsulte et de ne le voir qu'à
principe de la représentation, le mode et les conditions
travers le traducteur et l'interprète. De son temps la
de son exercice , et celui de la transmission immédiate,
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langue latine était d'ailleurs celle dont on se servait dans
par l'effet de la saisine, de tous les biens, droits et actions
les écoles de droit. Le droit romain était devenu l'étude dont le défunt était possesseur, à la personne de son
constante des légistes; en se familiarisant avec lui, ils
héritier, qui, selon son expression:
s'étaient habitués à cette langue latine qu'ils savaient plier
“fingitur una personna cum defuncto ”,
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à toutes les exigences et à tous les caprices de l'esprit
Jean Faure avait du reste un goût très prononcé pour sont exposés dans ses Commentaires sur les Institutes
l'idiome latin. Les professeurs de l'école d'Orléans avec une rare précision et une grande sûreté de doctrine.
l'avaient abandonné pour le français; il s'en plaint Il en est de même des autres règles fondamentales de
amèrement et les en réprimande avec rudesse. C'est pour notre droit coutumier sur cette matière.
lui un sujet de douleur que cette innovation:
C'est ainsi qu'on y trouve le principe général de presque
“Proh dolor!” toutes les coutumes en vertu duquel on recherchait
l'origine des biens pour en régler la dévolution entre les
s'écrie-t-il, et il déplore de voir cet usage se répandre:
héritiers:
“Quod hodiè nimis viget in Franciâ.”
“paterna paternis, materna maternis”;
Et plus loin:
“Undè quandoquè fuerunt qui partim latinum,
24 Comment. in lustitut. . tit. De excusationibus tutorum, Ve
partim gallicum in cathedrà loquebantur; quibus
similiter.
melius esset, quod haberent grossum idioma 25 Comment, in Institut. De haereditatibus quae ab intestato
engolismense vel pictaviense et scirent loqui latinum deferuntur, § cùm filius, filla ve ex allero, et § cùm autem quaeritur.
et intelligere scripturas, quam latinum spernere et 26 Comment.: De haeredum qualitate, § sui autem. — De inutil
stipulatio, § alteri. — Per quas person. Nobis acqueritur.
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