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Charente (16) Confolens arrondissement - 403
Une Pâtisserie Charentaise: la "Cornue"
pâtisserie était une moquerie sur le général anglais
(bossu) qui assiégea la forteresse pendant la guerre de
Cent Ans, sans parvenir à la prendre.
Légende différente à Rochechouart (87) où c'est le nom
de cet homme de guerre anglais, chassé de la ville:
Robert Knowles qui serait à l'origine du mot: “canolle”.
Maurice Bonin [2003]
Présentés dans un plat Renoleau, deux Cornues (mâle)
en pâte à brioche bien levée, entourent une Cornuelle
(femelle) en pâte sablée. Des grains d'anis enrobés
décorent et parfument la pâtisserie.
Cornuel (s. m.): Échaudé. “Deux ou trois petits pains
blancs ou cornuyaux”, 1456. (Arch. nat. JJ. 183, nº 160);
Godefroy. Dictionnaire de l'ancienne langue française.
Cornuet. Sorte de pâtisserie avec un peu de lavande et
qui a été ainsi nommée parce qu'elle a la figure de deux
petites cornes disposées en compas à demi ouvert. Elle
est en usage dans quelques endroits de la Champagne,
où l'on en mange surtout pendant le carême. Les
cornuets sont excellents, dépecés dans la sauce de la
carpe à l'étuvée. (Dictionnaire de Trévoux).
M. de la Martinière trouve l'origine de la cornuelle dans
la cornuta, sorte de pain de froment habituel aux moines
de St-Martial dès le XIII s (Ch. de Lasteyrie, L'abbaye
e
de St-Martial de Limoges, Picard, 1901, p. 471 et
passim). Il fallait, dit un nécrologue de cette abbaye, six
setiers de froment pour faire cent vingt cornutae
(Ducange: Cornuta).
La cornue est une tradition limousine de huit siècles: en Ce mot a donné en langue d'Oc la cornuda. Par
1175, à Limoges, l'abbé Hysembert fit distribuer le 2 ème l'intermdiaire d'un diminutif aisément reconstituable
dimanche de Pâques, des “cornues” (galette moelleuse, (cornutella), il est devenu en français cornuelle.
faite de froment, oeufs, beurre) à tous les frères qui se
Avec l'aimable collaboration de Régis Babin,
trouvaient ou pénétraient dans le cloitre de Saint-Martial.
Boulanger à Cherves-Châtelars
Certains y ont vu un symbole de la Trinité, d'autres les
vestiges d'un culte priapique (en 1750, l'évèque de
Limoges, Monseigneur Jean-Gilles de Coëtlosquet Bibliographie
demanda instamment aux pâtissiers de “moraliser”
Biais, de La Martinière, Sazerac de Forge, Son origine,
l'aspect de la cornue). Coutume pascale proche des
BSAHC, 1901-02, pp. LXIX-XX;
“canolles” (faites à partir de pâte, par les particuliers),
le dimanche des Ramaux. Favraud, BSAHC, LXVI, LXIX, LXX; 1908-09, XCVI;
Favraud, 1903-04, CXXX; 1908-09, XCCVI;
Deux pâtissiers de Massignac (F-16310) avaient une
spécialité (sans pâte à pain) uniquement avec de la farine abbé Préneuf, Légende des Rameaux, BSAHC, 1908-09,
et des oeufs... et un petit secret: un verre de cognac. XCVI; Gâteau en Périgord, BSAHC, 1924, XLI;
A Brigueil, l'aspect tourmenté de la “cornue” ou
“cornuelle” et “canolle” est à l'origine d'une légende: la
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