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Charente (16) Confolens arrondissement - 246

        Bourdeau nommé curé de Lésignac par l'évêque intrus la vieille église où il était, durant ses séjours, un sujet
        Dominique  Lacombe,  ne  demeura  pas  à  son  poste d'édification. Mais il trouvait que la pauvre cloche de la
        duquel il disparut on ne sait trop ni quand ni comment paroisse, fêlée pendant les bacchanales révolutionnaires
        et duquel on n'entendit plus parler.                         faisait  un  bien  triste  effet  et  s'entendait  mal,  aussi
                                                                     résolut-il de doter le clocher de Lésignac d'une cloche
        Il eut pour successeur Monsieur Thomas  qui demeura
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        curé de Lésignac et de Mouzon alors réunis, pour le          nouvelle  parrain Monsieur François Henrotte et pour
                                                                     marraine  Madame  Anne-Clarisse  Puybaraud-Villars,
        culte pendant 41 ans et mourut âgé de 80 ans, le 17
                                                                     propriétaire à la Comtie.
        décembre 1844. On se demande comment un homme
        de cet âge pouvait desservir en binage.                      Monseigneur Sebaux nomma à la cure de Lésignac le
                                                                     16 septembre 1888 Monsieur l'abbé Pierre Senmartin,
        A Monsieur Thomas, succéda Monsieur Blanquet. En
                                                                     pyrénéen, précédemment curé de Mazières, dont il avait
        arrivant dans la paroisse, Monsieur Blanquet trouva un
                                                                     fait reconstruire le presbytère et restaurer l'église.
        presbytère en ruines, véritablement inhabitable. Il dut
        s'en contenter pendant une douzaine d'années. Mais, il Cet ecclésiastique trouvait à Lésignac de quoi exercer
        vint un moment où un maire sans hostilité comprit que son zèle et son activité. L'église était dans un état proche
        le ministre du culte doit ne pas être plus mal logé que de la ruine. Les murs en étaient fendus, la toiture ne
        le dernier de ses paroissiens et obtint de son conseil tenait que par un miracle d'équilibre.
        municipal le vote des crédits nécessaires pour construire
                                                                     Le lambris ou tillage remplaçant la voûte s'en allait par
        un nouveau presbytère. C'était vers 1857.
                                                                     pièce.
        Monsieur  l'abbé  Lapointe,  le  vénérable  curé  de
                                                                     La première fois qu'il prit la parole dans son église, il fit
        Massignac  fut prié d'établir les plans de la construction
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                                                                     entendre un appel en faveur de sa reconstruction qui
        nouvelle dans laquelle on n'avait à dépenser que 800
                                                                     devait être l'œuvre principale de son apostolat dans cette
        francs.
                                                                     paroisse. Combien elle fut difficile, cette œuvre que le
        Cette construction, bien qu'on n'ait pas absolument suivi succès ne devait couronner que 15 ans plus tard.
        les  plans  du  curé  architecte  est  commode  et  solide;
                                                                     Avant  de  raconter  les  péripéties  de  l'entreprise  de
        malheureusement, le défaut d'entretien lui porte un tort
                                                                     Monsieur  Senmartin,  il  est  peut-être  bon  de  faire
        considérable.
                                                                     l'historique de la vieille église de Lésignac à laquelle le
        Monsieur Blanquet mourut à son poste le 5 février 1867, pic des démolisseurs s'est attaqué le 6 juillet 1903 et sur
        regretté  de  tous  ses  paroissiens.  Il  fut,  comme  son l'emplacement  de  laquelle  s'élèvera  bientôt  la  svelte
        prédécesseur, enterré dans le cimetière en haut du bourg construction dont Messieurs Barbaud et Bauhain ont
        où sa modeste tombe se voit encore. Son successeur, conçu les plans et dressé les devis.
        Monsieur  Antoine  Angelergues  était  un  Averne,
                                                                     Nous avons dit que lorsque l'abbé Senmartin monta
        quinquagénaire, duquel on n'a à dire qu'une chose, c'est
                                                                     pour la première fois dans la chaire de Lésignac, ce fut
        qu'il fut un bon curé. Il mourut le 5 août 1888, âgé de
                                                                     pour annoncer son intention de poursuivre l'œuvre de
        74 ans.
                                                                     la  reconstruction  de  l'église.  Cette  parole  trouva  un
        Monsieur Angelergues fit donner dans sa paroisse par vibrant écho dans l'âme de Monsieur Henrotte qui vint
        les  p.p.  missionnaires  d'Ubesines  d'Angoulême,  une spontanément  promettre  à  son  nouveau  curé  qu'il
        retraite de confirmation qui, dit-on, produisit grand bien. l'aiderait généreusement.

        La paroisse de Lésignac a la bonne fortune de posséder La  position  de  fortune  de  Monsieur  Henrotte  lui
        une famille riche des biens de la terre, en même temps permettait de faire beaucoup; elle lui aurait permis de
        que soucieuse d'amasser des trésors pour le ciel. Nous faire à lui seul les frais de la reconstruction de l'église et
        voulons parler de la famille Henrotte, propriétaire du de  son  aménagement.  Mais,  par  un  sentiment  de
        château et des belles terres de La Redortière. Monsieur délicatesse  qu'on  ne  saurait  blâmer,  il  désirait  que  la
        François Henrotte, banquier à Paris, homme très pieux commune  et  l'Etat  y  contribuassent  pour  une  part,
        et plein de bonnes intentions aimait à venir tous les ans quelque minime fut-elle. Cette délicatesse ne fut pas
        passer quelques temps à Lésignac dont il affectionnait comprise par Monsieur le maire Boutinaud qui préférait
                                                                     que la commune s'imposât d'abord pour la construction
        5  Décembre 1830
                                                                     d'un groupe scolaire et d'une mairie et qui disait que s'il
        6 mort en février 1909.

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