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Charente (16) Confolens arrondissement - 98
Marie Guerguigne décéda au logis du Châtelars et fut mouvant du prieur seigneur de Châtelars), pour 30 livres
enterrée dans l'église le 22 juin 1766. et l'abandon des rentes arriérées.
Des fils de Jean Bastier et de Marie Guerguigne, un: Philippe Bastier du Temple épousa Elisabeth de
Pierre, fut curé de Châtelars (voir le chapitre : Verdillac dont il ne paraît avoir eu qu'une fille,
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ondoyée au logis de Châtelars, et décédée le 31 mai 1780
Église de Châtelars), un autre: Bernard, fut curé de
Goncourt (Hautes-Marne) ; il fut incarcéré et mis à presque aussitôt après son ondoiement. De 1770 à
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1780, Philippe Bastier du Temple, un peu grisé par sa
mort à la Terreur. Un autre fut chef de bureau au
nouvelle situation (ou peut-être gêné par le paiement
ministère de l'intérieur à Paris, pendant la Révolution;
de son acquisition du fief de Châtelars), achète, vend et
un autre, Philippe Bastier, sieur du Temple réussit, à se
faire recevoir licencié en droit vers 1765. Il devînt échange de nombreuses parcelles de terres et prés avec
les propriétaires voisins. Esprit tracassier il a procès
avocat, après avoir longtemps travaillé.
avec plusieurs, par exemple avec ses meuniers du
Ce Philippe Bastier du Temple, après l'expiration du moulin de Chez-Bonnaud; avec Jean et Léonard Delage
bail fait par ses parents avec les héritiers de l'abbé de la au sujet des bois et terres des Feradouts, et au sujet des
Cailletière, arrenta, par acte du 19 août 1764, le logis du droits d'eau du moulin Cahot; avec les tenanciers de la
Châtelars et les trois domaines en dépendant, estimés terre de Parzy qu'il força à un nouvel arpentage exécuté
23,000# sans déduire les meubles estimés à peu près par Louis Gervais Raimbeaud, géomètre et notaire du
3,000#. Pour cette vente le chanoine Fauconnier, prieur pays d'Aunis et Saintonge,
et seigneur de Châtelars, pour ses droits de lots et ventes
“pour lors opérant dans les environs”.
toucha un acompte de 400# qui furent versées au curé
Pierre Bastier, pour le compte de ce chanoine, le 18 juin Bastier du Temple, le 9 janvier 1775, par sommation se
Cet achat ne comprenait pas la totalité des biens du fait donner reconnaissance de rente seconde foncière
domaine de Châtelars, car le 15 décembre 1769, ce sur 194 journaux de terre dans les appartenances du
Bastier du Temple, au nom de demoiselle Marie-Anne- Petit-Jauniat, rente portable chaque année en la fête de
Radégonde de Poispaillé de la Rousselière, donne à Saint-Michel au logis noble de Châtelars-la-Rivière.
moitié fruits pour 29 ans à Jacques Dutillet et Jean
Ce Bastier du Temple, si prompt à poursuivre ses
Chabanne, laboureurs, demeurant au village de Lâge
tenanciers, quand il s'agissait de payer à son tour, ne
(paroisse de Suaux), une pièce de terre, à condition qu'ils
s'exécutait pas facilement, et pour le paiement des
la défricheront et la planteront en vigne.
dixmes de la tenue des Jaulières où Vigneron, curé de
Le 19 juillet 1770 le même, au nom de la même Cherves, était codécimateur avec le curé de Chàtelars,
propriétaire, afferme pour trois ans le moulin à deux il y eut procès en 1781, où il fut démontré que cet avocat
roues qui dépendait du fief de Châtelars, à Joseph de village, rompu à la chicane, avait fait faire des sillons
Sardin, alors meunier au Petit-Moulin, paroisse de plus petits pour le décimateur, et qu'il avait fait enlever
Cherves. les chanvres sans laisser le droit décimal. Pour sa
défense, il argua seulement:
Cet arrentement-achat était un viager probablement, qui
devait s'éteindre au décès de Mlle de Poispaillé, décès “qu'il n'a pas connaissance que le curé de Cherves
qui se produisit vers 1772 et fit Bastier du Temple ait encore exercé le droit qu'il prétend à la dixme
propriétaire du Logis de Châtelars. dans ce village des Jaulières”.
Le 20 décembre 1770, Bastier, curé de Châtelars, et De plus,
Philippe Bastier du Temple avaient acheté ensemble de
94 De ces de Verdillac on trouve:
Jean Lavé, laboureur, demeurant au Mas-Foubert 1.- le 16 mai 1782 un Martial-Simon de Verdillac, seigneur de
(paroisse de Suaux), deux morceaux de terre appelés: Bonnac, demeurant au bourg de Saint-Victurnien, délégué par
des jardins, "à main droite et main gauche du chemin sa sœur Suzanne de Verdillac, épouse J-B. Ducros, bourgeois
qui va du bourg de Châtelars au moulin du prieur", et pour consentir au mariage de son neveu, leur fils, avec Jeanne
plusieurs autres morceaux aux vieilles-vignes, (le tout Tongois, veuve de Jacques Devoisin, seigneur de Chaberneau,
paroisse de Suris;
93 M. Blanchet; Le Clergé charentais, p. 219, a écrit de Bernard 2.- Le 2 juin 1786, par acte Veyret Ducluzeau, testament de
Bastier: "Interné à l'ancien Carmel d'Angoulême, 51 ans, ci- Marguerite Vigneron, épouse des Champs, demeurant au Logis
devant curé de Goncourt (Lorraine), originaire de Roumazières, de Braquet en faveur de Marguerite de Verdillac, sa mère, veuve
a prêté le serment à la Constitution civile, avec restriction". de Joseph Vigneron (Minutes de l'étude de Cherves).
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