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Charente (16) Confolens arrondissement - 97
Un procureur du Châtelars, le sieur Debon, touche 7# Ce Jean Bastier était un membre d'une famille du pays
pour frais à lui dûs. dont un ancêtre Jean Bastier avait été baptisé à Châtelars
le 8 mai 1672. Les Guerguigne étaient aussi du pays car
Plusieurs héritiers se partagèrent la succession d'Alexis
dans un acte Précigoux du 4 juin 1707, on trouve un
Marsault abbé de la Cailletière.
Guerguigne, peut-être le père de Marie Guerguigne,
Parmi ces héritiers on trouve, le 15 novembre 1757, comme témoin d'une transaction entre Le Gallois, sieur
Philippe-Iacinthe Louveau, seigneur de la Règle, de la du Pont et Veyret, sieur de Puy-de-Got. En 1790, on
ville de Niort, qui passe des marchés, à Châtelars, au trouve encore un Pierre Guerguigne, sieur du Vouvais,
sujet des biens provenant de l'abbé de la Cailletière; le demeurant à la Garde de Genouillac.
28 juin 1760, c'est son fils Joseph Louveau, chevalier-
seigneur de la Règle et de Ligné, habitant à Niort, et se Ce Jean Bastier et Marie Guerguigne possédaient une
nombreuse famille car Jean Bastier des Rivières étant
trouvant à l'étude de Mazières, qui traite, pour sa mère
mort le 30 septembre 1762 un inventaire des biens de
et ses tantes Jeanne, Louise et Renée Auvice, la
sa communauté avec Marie
continuation de la ferme du logis noble de la Roche
(Genouillac) ainsi que de l'étang et moulin en Guerguigne, fut dressé, à la demande de sa veuve, mère
dépendant, à Jacques Fontreau et à Jeanne Goursaud. de quatre enfants mineurs et de quatre enfants majeurs,
par Prévost, notaire, les 22 et 23 décembre 1762.
Le 9 juin 1761, le partage des biens de l'abbé de la
Assistèrent à cet inventaire demoiselles Elisabeth-
Cailletière était réglé entre ses héritiers, car François
Arnault, prieur de Sainte-Souline, fondé de pouvoirs de Françoise et Thérèse Bastier (cette dernière représentée
par Charles Villate, son mari),
Marianne-Angélique Radegonde de Poispaillé de la
Roussilière, demeurant au bourg de Sainte-Souline, filles majeures, Philippe Bastier, sieur du Temple, et
propriétaire du fief et seigneurie de Châtelars, afferme Guillaume Duval, notaire et procureur fiscal de
pour sept années, moyennant 1.050# par an, Chabanais, parents aux intérêts des mineurs. De
mobilier il s'en trouva pour 604# 15s plus un fusil
“le fief et seigneurie de Châtelars avec ses
monté en carabine et deux pistolets estimés 20#. De
appartenances et dépendances, savoir: le corps de
bétail, dans la réserve de ces gros fermiers, on estima
logis, granges, toits, écuries, jardin, rentes nobles,
deux bœufs et une vache à lait. Pour le bétail des
seigneuriales et rentes secondes avec les droits de
métairies de Chez-Bonnaud, du bourg de Châtelars, de
lots et ventes, émoluments de fief, vignes, prés,
la Roudillerie, des Jaulières, on l'estima au prix où le
terres qui sont dans la réserve (les garennes et bois
tenaient les métayers desdits fermiers.
de futaie pour pacage et glandage seulement), les
deux métairies du bourg réunies en une seule, celle On inventoria aussi les papiers de feu sieur Bastier,
de Chez-Bonnaud, celle de la Roudillerie et celle des qu'on rangea en quinze liasses numérotées par les quinze
Jaulières, généralement tout ce qui dépend de ladite premières lettres de l'alphabet; y furent renfermés des
terre, sauf la forge (et affinerie) qui n'est comprise contrats de ferme et d'acquisition.
dans la présente ferme comme étant du depuis
Après la mort de Jean Bastier, sa femme, Marie
longtemps totalement ruinée.”
Guerguigne, continua avec ses enfants le bail à ferme
Le bailleur se réserve toutefois une chambre au logis de des biens du fief de Châtelars; le 6 janvier 1764 elle maria
Châtelars pour mettre les meubles qui y sont. Les sa fille Elisabeth à Jean, fils de Maxime Courteneuve et
fermiers seront tenus d'entretenir, recevoir et héberger de Marthe de Bussac, de la paroisse de Saint-Claud;
les chevaux de ladite demoiselle propriétaire quand elle parmi les témoins de ce mariage on trouve François
viendra pour affaires à Châtelars. Méturas.
Il est observé pour les cheptels que dans le cas où ils Le 22 octobre 1765 elle maria une autre de ses filles,
seraient attaqués d'une maladie épidémique, comme Elisabeth, avec Arnaud Dupuy, de Chez-Veyret. Le 29
celle de 1750, propriétaires et fermiers supporteront la février 1766, Marie Guerguigne, dans une affaire où elle
perte par moitié. était solidaire avec Pierre de Rougnac des Brousses,
reçoit quittance des la Papalière par Julien des
Les preneurs étaient Jean Bastier des Rivières, et Marie
Gagnarderies.
Guerguigne, sa femme.
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