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Charente (16) Confolens arrondissement - 96
l'abbaye de Nanteuil-en-Vallée, diocèse de Poitiers Confolens. Leur jouissance n'était pas éteinte à la mort
(aujourd'hui Ligné fait partie du canton d'Aigre, de l'abbé de la Cailletière.
Charente).
Le 4 mai 1743, l'abbé de la Cailletière affermait son
Les héritiers Couraudin, sans doute à la suite de leurs moulin de Châtelars pour trois ans à Michel Daguanaud;
longs procès au sujet de la seigneurie de Lisle qui il l'avait précédemment loué à Jean et Pierre Moreau,
n'étaient pas terminés en 1715, furent obligés de vendre mais dans la nuit du 22 au 23 novembre ces locataires
le Châtelars, et Alexis-Robert Marsault, dit l'abbé de la avaient "mis la clef sous la porte", comme le constate
Cailletière, acheta ce domaine. un procès-verbal de Veyret, notaire, en date du 23 mars
1743.
Vers 1727, Alexis Marsault, abbé de la Cailletière qui,
d'après M. l'abbé Nanglard, avait en novembre 1720 Cet abbé avait souci d'arrondir ses domaines car le 4
résigné son bénéfice de N. D, de Ligné à Antoine mars 1743 il avait acheté de Singarraud un journal de
Merceron, sous réserve d'une pension de 600#, habitait pré et une terre appelée les Bernard, mouvant de la
le logis de Châtelars, comme en témoignent un grand seigneurie de Châtelars. Le 3 mars 1745, d'une maison
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nombre de lettres que lui adressait de Fontenille et un morceau de grange qu'il venait d'acquérir au bourg
Rambaud, qui régissait ses biens de Ligné. de Châtelars de François Bonnin, il fait dresser, procès-
verbal par Veyret, notaire. Il donnait aussi des cheptels,
Dans un acte dressé par Veyret, notaire, cet abbé figure
à moitié profit, à ceux qui l'en sollicitaient, c'est ainsi
au nombre des plaignants qui font dresser procès-verbal
des dégâts causés dans la prairie de Châtelars par les que le 6 septembre 1745 il donne à moitié profit à Jean
bêtes du meunier du moulin du prieur. Bost, laboureur à Montauvet, une paire de veaux de
deux ans environ, estimés 180 .
ft
A cette époque, le fief de Châtelars possédait des vignes,
Il prêtait également de l'argent sous le nom de rente
car le 5 septembre 1741 l'abbé de la Cailletière réclame
foncière, c'est ainsi qu'il prête une somme assez ronde
le prix de deux fûts de vin vendus par lui à Louis Faure,
soldat invalide et à Jeanne Dumontet sa femme, à dame Philippe Duffos, veuve de François Crozatis,
seigneur de Rivières (fille de Charles Duffos Vincent,
demeurant au village de Chez-Veyret, qui nient cette
seigneur de Vilhonneur), ladite dame demeurant à
dette et déclarent:
Vilhonneur.
“n'avoir jamais ni vu ni connu que ce jourd'hui ledit
abbé, si ce n'est il y a deux où trois ans, ledit Faure L'abbé de la Cailletière mourut en 1747; il décéda au
Châtelars, mais il fut enterré à Ligné dont il était prieur
l'avoir vu à Cherves, dans une calèche, où il était
seigneur…
venu pour entendre la messe audit Cherves”
Le testament de l'abbé de la Cailletière se trouva non
ils affirment que:
pas à l'étude de Bessas-Desvergne, notaire à Châtelars,
“les commis du sieur ont mal à propos rapporté
mais à l'étude de M. Amiaud, notaire à Ligné, auquel
dans leur procès-verbal”.
les héritiers donnèrent 1,131# 19 pour ses droits et
S
Vers 1740 l'abbé de la Cailletière était devenu façon du testament.
propriétaire du domaine du Gazon qu'il administra lui L'abbé de la Cailletière avait un nombreux personnel à
même, cherchant à faire fructifier de son mieux ce
son service car ses héritiers payèrent le 5 décembre
domaine et ses dépendances.
1747:
Le 26 septembre 1743, l'abbé de la Cailletière, seigneur
A Marguerite Sardin, servante: 28#10 ; à Marie Lavé,
S
du Châtelars et du Gazon, acheta aussi les château, fîef servante: 28# 10 ; à Gaspard, domestique: 51# 15 ; à
S
S
et seigneurie de la Roche-de-Genouillac pour 20,000#,
Joseph, domestique: 62# 1 ; à Jean Boulanger,
S
de François de Rabaine, Marie Barbarin sa femme et
domestique: 57#3 ; à Jean Texié, domestique: 60#; à
S
Jean de Rabaine, qui se réservèrent pour neuf ans la
Jean Bastié, domestique: 16# 10 ; à Marie Bastier,
S
jouissance desdits château, fief et seigneurie, mouvant servante: 57# 10 .
S
en arrière fief de la seigneurie des Brosses près
Il y avait aussi un garde des bois qui toucha 80#, le 18
décembre 1749 pour deux années de ses gages.
92 Elles mont été très aimablement communiquées par M. le
comte Louveau de Ligny de la Règle, qui les possède dans ses
archives de famille.
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