Page 872 - Canton_Montemboeuf-0-wn
P. 872

Charente (16) Confolens arrondissement - 872

        même, ou l’extrémité même de l'une de ses branches,
        sans l’en avoir détachée; 5° ni enfin de  syn-adelpho-plastie,
        qui consiste à réunir par greffe en approche deux ou
        plusieurs sujets entr’eux, ou deux ou plusieurs de leurs
        branches entr’elles.

        Nous ne parlerons ici ni des nombreux procédés de ces
        opérations, ni des instruments à l’aide desquels elles se
        pratiquent; nous passerons également sous silence une
        foule de détails dont la nécessité se révèle à chaque pas
        dans  la  pratique,  tels  que  la  meilleure  manière  de
        déplantation, d’habillage, de plantation, de ravalement
        du  sujet,  de  recépage  ou  de  raccourcissement  des
        branches,  lorsqu'il  est  indispensable,  et  de
        raccourcissentent ou de renouvellement des coursons
        fruitiers, etc., etc. G

        Toutes ces notions, bien que de première importance
        lorsqu’on veut cultiver des arbres, sont à l'arboriculture
        fruitière-ornementale  proprement  dite,  ce  que
        l’abécédaire  et  les  éléments  de  là  grammaire  sont  à
        l’esthétique du langage. Or, qu’on nous passe le mot,
        c'est de l'esthétique fruitière qu’il s'agit ici.

        S'appuyant  sur  toutes  les  notions  qui  constituent  la
        science de l’arboriculture, pour les mettre à contribution
        et s’en servir à son heure, l’esthétique fruitière, par la
        connaissance  complète  des  lois  de  la  végétation,
        maîtresse absolue des forces vives de l’arbre à fruit, non
        pour le violenter, mais pour le diriger, a pour mission
        et pour résultat de le conduire aux plus hautes destinées
        qu'il lui soit permis d’atteindre, au point de vue de la
        fructification et de l’ornement.



















        G Nous dirons cependant, à propos du pincement court, que nous
        avons emprunté au savant professeur Dubreuil, qui lui-même
        l’avait emprunté à d'autres, et auquel nous avons apporté encore
        une simplification poussée à de telles proportions qu'elle a fait
        jeter des cris de surprise et hausser les épaules de dédain à plus
        d'un, nous soutiendrons, disons-nous, que ce traitement n'a aucun
        des  inconvénients  qu’on  lui  reproche  gratuitement  et  sans  le
        connaître;  mais  nous  avancerons,  dût-on  encore  crier  au
        paradoxe,  que nous lui en connaissons deux, dont on ne se doute
        pas: c’est de pousser trop à la fructification et de favoriser le
        développement des pucerons.

                                                           © CatillusCarol.Corp
   867   868   869   870   871   872   873   874   875   876   877