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Charente (16) Confolens arrondissement - 628
Suivent encore quelques déclarations, entre autres, celle
de Jean Chapelle, 32 ans, du Moulin de Roussines.
La Révolution arrivait à grands pas et les résultats très
favorables de cette enquête furent nuls car la tourmente
emporta tout. Le Consulat s'intéressa à la chose et le 5
brumaire, an XII paraît un arrêté de Chaptal qui fixe
l'époque de la tenue des foires en Charente: pour
Massignac c'est le 3 de chaque mois et les 17 nivôse et
prairial. Cet arrêté fut successivement modifie par ceux
du 22 ventôse an XII, le 3 étant remplacé par les 2
vendémiaire et le 1 de chaque mois, et par l'arrêté du
er
Préfet du 5 janvier 1806 où la date requise est le 20 de
chaque mois. Ultérieurement cette date a été reportée
au 19 de chaque mois.
Mais vers 1860 le commerce du Roussinois devenait
considérable et le Conseil municipal faisait à chaque
délibération des demandés pressantes afin d'obtenir une
foire mensuelle. Satisfaction lui fut enfin donnée et c'est
en 1874 qu'apparaissent les premières foires de
Roussines. Malheureusement cette foire est en
décadence et seul le marché des petits cochons a réussi
à conserver sa renommée: des théories de marchanda
de porcs viennent régulièrement s'y approvisionner.
Mais, chose curieuse, au foirail il n'y a aucune bête à
corne et nous sommes pourtant dans un centre
d'élevage. Les marchands délaissent ce marché, les voies
ferrées étant trop éloignées, ils ne peuvent expédier
facilement le bétail acheté.
La municipalité essaie d'enrayer le mal en accentuant
les facilités d'achat ou de vente: elle vient de faire
construire un pont bascule tandis que le vieux cimetière,
abandonné depuis longtemps, va être transformé en
vaste champ de foire. Puissent ses efforts aboutir à un
résultat, si minime soit-il, car la disparition dés foires
porterait un coup mortel aux petits commerçants du
pays!
Etudes Locales, 4 année, nº 30, avril 1923, pp. 168-180
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