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Charente (16) Confolens arrondissement - 439

        mais  ce  document  est  introuvable:  il  a  été  arraché  à    “à  estre  rompus  sur  un  eschaffaud  &  après  mis  sur  un
        Mesnard.  Pendant  que,  sous  les  halles,  les  archers        thour...”,
        parlementent avec le syndic, les assaillants de la veille
                                                                       mais  comme  ils  sont  tous  deux  contumaces,  cette
        surviennent  et  se  livrent  à  de  nouvelles  violences  en
                                                                     exécution  n'aura  lieu  qu’en  effigie,  à  l’aide  de  deux
        tirant des coups de feu sur le groupe.
                                                                     tableaux  retraçant  ces  exécutions,  l’un  à  Angoulême,
        Le  2  octobre  1607,  un  certain  Jean  Magnoneau  est     l’autre  à  Massignac,  devant  les  halles.  De  plus,  leurs
        interrogé  dans  la  prison  d’Angoulême  sur  des           biens sont frappés d’une amende de 10 000 livres, pour
        événements survenus pendant l’été précédent:                 réparations .
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            “Interrogé s'il sçait qui sont ceux qui ont estés ès moys de  Les choses paraissent s’envenimer en 1608, après que
            juing, juyer & aoust dernièrement, à cheval, portant de faulces  l’union  formelle  de  la  cure  de  Massignac  eut  été
            barbes glisses & deffandant aux laboureurs de paier... les  confirmée par une bulle papale, signée le 3 des nonnes
            dixmes deues à M  les pères Jésuistes... lesdicts personnages  d’avril  (5  avril  1608) .  Le  début  de  l’année  est  déjà
                              rs
                                                                                            11
            portant armes à feu & autres offancives.                 marqué par une première vague de faits criminels. Le
            Répond au serment qu ’il a faict à Dieu que luy, estant au  19 février, Pierre Gaudon, vice-sénéchal du Limousin,
            village de Rassat  parroisse de Massignac, où il est. marié,  résidant à Limoges, reçoit la plainte d’André du Solier,
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            luy qui répond, travailhant aussy et d'autres au bastiment  habitant de Massignac , qui demande protection contre
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            d’ung nommé Jacques Martin dud. village, ungjour qu’il ne  les  excès  dont  l’accablent  les  Chasteigner   et  leurs
            nous a seu nommer, environ midy, et estait ung peu avant les  séides.  Ces  derniers  ont“monopollé  entre  eux  d’empescher
            moissons, surviendrent quatre hommes à cheval aud. village,  auxdicts pères la jouissance de lad. Cure”. L’un d’entre eux,
            ayant chascuns deux pistolets en la main, masqués de faulces  un cousin germain du sieur des Etangs, surnommé le
            barbes grises & masqués, lesquels de premier abort luy qui  Péril, a été arrêté et mis en prison à Poitiers. Après qu’il
            répond ne recogneu, & eux arrivés aud. village en jurant &  eut juré de ne plus faire obstacle aux droits des Jésuites,
            détestant  le  nom  de  Dieu,  demandèrent  en  une  voix  il fut relâché et
            contrefaicte et desguisée où estait le scindic, nommé Guilhaume  “s’estant  retiré  en  sa  maison,  auroit  en  mesme  instant
            Denis,  lequel  ils  menassoyent  fort  &  vouloyent  icelluy  monopôllé avecq les sus nommés, ses compagnons, de se venger
            contraindre, avecq les autres habitons de lad. paroisse, de se  et tinter tous ceulx dud. bourg ou autres qui auroyent assisté
            descharger des commissions que quelques jours auparavant     auxdicts pères en la levée des fruicts ou revenus de ladicte
            lesd. pères Jésuistes [leurs avaient données pour lever      cure, tellement que led. du Solier, estant celluy qui auroit plus
            les dîmes]... et criait tout hault les susd. personnages que  assisté  que  tous  autres  auxdits  pères,  leur  aillant  baillé
            s’il y avoit aucun qui obéit auxd. commissions, qu ’ils le   tousiours sa maison pour retraicte... auroit heu advis qu ’ils
            tueroyent & metroyent le feu à sad. maison & granges...”.    auraient  résolu  de  le  thuer,  ce  qui  l’aurait  occasionné  de

        Parmi  ces  cavaliers,  le  témoin  a  reconnu  le  sieur  du    s'absenter de sa maison et de se retirer en ladicte ville de
        Lindois,  Isaac  Chasteigner,  son  cousin  Pierre  de  La       Lymoges...”.
        Salmonie, Pierre Barbet dit La Gueyrande, M. de La           Là, il y apprend que son domicile, laissé à la garde de sa
        Vene, beau-fils de Pierre de La Salmonie, et un certain      femme,  a  été  mis  au  pillage  par  ses  ennemis,  ce  qui
        Laville, du hameau de Magnanon, paroisse de Rossignes        occasionne  le  dépôt  de  sa  plainte  et  sa  demande  de
        (Roussines), tous protestants.                               l’ouverture d’une enquête, qui se fera sans lui,

        Ce genre d’aimables facéties ne pouvait rester impuni.
        Une plainte fut déposée et un procès instruit. Le 11
        septembre 1607, pour ces violences - et d’autres causes,     10 D/372.
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        semble-t-il - Isaac Chasteigner, écuyer, sieur du Lindois,
                                                                     (G/608). La même bulle unissait aussi au collège des Jésuites le
        ainsi que La Gueyrande, son complice , sont condamnés
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                                                                     prieuré  d’Altavaux  (commune  de  Dournazac.  Haute-Vienne),
        par le présidial d’Angoulême                                 créé en 1178 par Aymeric Brun, seigneur de Montbrun.
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        8 Ce lieu dit a disparu et il n’a pu être encore localisé. Rappelons semble pas beaucoup gêner. Ce dernier vécut encore longtemps
        que le vocable village s’appliquait, à cette époque, même à une puisqu’il testa le 3 novembre 1670;   BEAUCHET-FILLEAU,
        maison isolée.                                               Dictionnaire historique des familles du Poitou, tome II, p. 280. Il est
        9 D/373. Les autres sont décrétés de prise de corps.         donc mort extrêmement âgé.

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