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Charente (16) Confolens arrondissement - 383
Massignac
"Toute la région étant essentiellement agricole, on a dû
songer de bonne heure à faciliter l'échange ou la vente
des produits par rétablissement de foires ou marchés.
Autrefois, le commerce étant encore peu développé, il
fallait choisir une bourgade assez commerçante et
particulièrement bien située, par rapport aux autres
communes, de façon à y concentrer les transactions.
Massignac fut désigné. Le 1 janvier 1778, il fut adressé,
er
à Monsieur le Lieutenant général de l'Angoumois une
requête concernant l'établissement de foires et marchés
à Massignac. Du 22 janvier au 11 mars, il y eut
information de commodo et in-commodo, faite par, Le
Musnier, baron de Blanzac, en la chambré du conseil
de la Sénéchaussée. Voici quelques déclarations:
“Joseph Besson, marchand, âgé de 48 ans environ,
demeurant au village de Montison, paroisse de
Roussines, dit que l'établissement au bourg de
Massignac des foires et marchés dont il s'agit sera utile
au public et ne fera point de préjudice aux lieux
circonvoisins et qu'il ne se trouve pas de foires et
marchés établis au même jour, dans la distance de quatre
lieues de France". Ont signé: Le Musnier, Besson;
Antoine de Beaufort, notaire royal, âgé de 56 ans,
demeurant à Roussines, dit qu'il n'a point connaissance
que:
“l'établissement projeté de foires et marchés puisse
nuire à d'autres pareils dans les lieux voisins parce qu'ils
sont au-delà des 4 lieues de France et, qu'au contraire,
il estime qu'il sera profitable au bourg de Massignac et
aux centres qui l'avoisinent.
Signé: Le Musnier, de Beaufort, etc. ”
Suivent encore quelques déclarations, entre autres, celle
de Jean Chapelle, 32 ans, du Moulin de Roussines.
La Révolution arrivait à grands pas et les résultats très
favorables de cette enquête furent nuls car la tourmente
emporta tout. Le Consulat s'intéressa à la chose et le 5
brumaire, an XII paraît un arrêté de Chaptal qui fixe
l'époque de la tenue des foires en Charente: pour
Massignac c'est le 3 de chaque mois et les 17 nivôse et
prairial. Cet arrêté fut successivement modifie par ceux
du 22 Ventôse an XII, le 3 étant remplacé par les 2
vendémiaire et le 1er de chaque mois, et par l'arrêté du
Préfet du 5 janvier 1806 où la date requise est le 20 de
chaque mois. Ultérieurement cette date a été reportée
au 19 de chaque mois.”
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