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Charente (16) Confolens arrondissement - 64
L'abbé Fr. Jacques, transféré de Taizé-Aizie, prit Il est évident que la désolation du lieu saint dura autant
possession de la paroisse de Cherves le 1er septembre que le séjour des mécréants dans le pays; mais, après
1907. leur départ, on ne tarda pas à recommencer le culte, au
milieu de ces ruines. La vie conventuelle ne reprit point
En 1908, une chaire en bois de chêne, venant de l'église
dans le prieuré saccagé, un religieux garda le titre de
d'Ambernac, a été érigée dans l'église de Cherves; et en
prieur de Châtelars et perçut les revenus des biens
1911, un Christ de grandeur naturelle, en chêne sculpté,
a été placé en face de cette chaire. échappés au désastre, mais il fut dispensé de la
résidence.
IV
De l'ancienne église: le chœur, le clocher et le transept,
L'ÉGLISE DE CHATELARS qui avaient été à l'usage des religieux, ne furent point
relevés; quant à la nef, qui, antérieurement à la
L'ancienne paroisse de Sainte Marie-Madeleine du
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dévastation, servait à la paroisse, on répara
Châtelars “Sanctœ Marise Magdalense de Castellbriis”
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sommairement ce qui restait de ses murs latéraux et de
(ou Castellario, comme on trouve en 1281) ne fut
sa façade. Sous l'arceau qui séparait jadis le transept de
d'abord qu'une vicairie perpétuelle, unie au prieuré
la nef, le seul arceau d'ailleurs de l'ancienne église resté
conventuel de Châtelars, et membre comme lui de la
debout, on éleva un mur en maçonnerie vulgaire.
célèbre abbaye bénédictine de Cluny .
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Sur la façade on édifia un petit campanile pour suppléer
La grande et belle église romane du prieuré servait aux
le clocher détruit.
moines et à la paroisse; le chœur était réservé aux
religieux et la nef était à l'usage des fidèles. A ces ruines, ainsi sommairement réparées, on donna
une charpente ordinaire et une couverture en tuiles
Cette nef rectangulaire, d'un roman tout à fait primitif,
courbes.
avec ses gros piliers à demi engagés dans la muraille et
ses petites fenêtres sans ornements, était loin d'avoir la L'on eut ainsi une construction rectangulaire où le culte
beauté de style du chœur et du transept, qui étaient de paroissial put reprendre officiellement, sur le même
roman fleuri. La voûte de cette nef était plein cintre, terrain et dans les mêmes murs qu'avant le pillage.
ainsi qu'en témoignent les arrachements qui subsistent Le mur, en maçonnerie vulgaire, élevé sous l'ancien
encore dans les murailles en ruines, M. l'abbé Michon arceau du transept, était devenu le chevet de l'église,
croyait cette nef du X siècle. ainsi raccourcie; on y adossa un autel en maçonnerie,
e
Il serait difficile de préciser l'année où fut fondée cette qui devint le maître autel. On bâtit aussi deux petits
vicairie perpétuelle; on ne sait absolument rien de sa autels latéraux, adossés l'un au mur nord, l'autre au mur
fondation ni des premières années de son existence. sud, dans l'arcade qui soutenait jadis la seconde travée
de la voûte de la nef.
M. l'abbé Nanglard a trouvé la mention d'une charge
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de trente sols comme décimes en 1516, et la mention Ces trois autels subsistent encore dans la ruine actuelle.
d'un des titulaires (avant le passage des protestants dans Dans le mur latéral nord de l'église, près du maître autel,
ces pays), François Vignon, à la date du 3 juillet 1536; on ouvrit une porte pour entrer dans une petite sacristie
il était peut-être encore titulaire quand les protestants carrée, qu'on édifia économiquement dans le cimetière,
pillèrent le pays vers 1569. et qui est complètement démolie à l'heure actuelle.
Ces hérétiques saccagèrent le prieuré et sa belle église, En quelle année recommença le culte dans cette église
ils détruisirent de fond en comble le chœur et le transept ainsi modifiée?
de l'édifice, et de la nef ils effondrèrent la voûte et ne
M. l'abbé Nanglard cite comme desservants de
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laissèrent subsister que des pans de murailles.
Châtelars: Jean Reberolles en 1584, puis François
Gourelet au 1er août 1605.
33 Fête le 22 juillet.
34 On écrit aujourd'hui: Châtelars, mais jadis on écrivait aussi Dans les registres de Cherves, à la date du 7 mars 1632,
Chastelars et même Chastelard au baptême d'un Rougnat on trouve mentionnée la
35 Aujourd'hui chef-lieu de canton dans le département de présence de “François Coste, curé de Châtelars”.
Saône-et-Loire.
36 Pouillé historique du diocèse d'Angoulême (tome il, pages 112
et 113). 37 Pouillé historique du diocèse (tome II, pages 112 et 113).
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