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Charente (16) Confolens arrondissement - 55
Pendant plus d'un an d'intérim, le ministère fut accompli subsistent encore dans le bourg, à droite du chemin de
par un prêtre, Carat, qui signe: “prestre servant Cherves à Vitrac.
Cherves”; à cette époque, un Jean Blanchier était
Jusqu'à cette époque on avait enterré, selon l'antique et
sacristain.
chrétienne pratique, dans l'église, et autour de l'église.
Un nouveau curé, Jean Thévet , installé à Cherves le
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Oh! comme alors les cérémonies étaient recueillies et
29 novembre 1692, accomplit désormais le ministère
là prière pour les morts fréquente !
avec Braud, son vicaire, qui fut remplacé en novembre
1693 par Bignon. Ce prêtre accomplit presque tout le Mais à Cherves comme ailleurs, ces emplacements ne
ministère pendant l'hiver, qui fut fatal à la population, suffisant plus on venait de créer un nouveau cimetière
car on a enregistré sept enterrements en décembre, neuf assez près de l'église, appelé le “grand cimetière.” Il a
en janvier et cinq en février. recueilli les défunts jusqu'en 1885, où l'on a créé le
cimetière actuel vu l'insuffisance de celui qu'on appelait
Le 10 février 1695, en l'absence du curé, Barbarin, dont
jadis le “grand cimetière”.
on retrouve plusieurs fois la signature à cette époque,
fit un baptême et signa: Barbarin, prêtre indépendant. A partir de 1726, l'abbé Thévet, étant probablement
malade, se fait remplacer assez fréquemment par le P.
A cette époque, existait à Cherves, l'usage, qui subsiste Augustin, carme de la Rochefoucauld. En février 1729,
encore en quelques paroisses de la Bretagne, de célébrer
plus fatigué sans doute, il se fait donner un vicaire:
le même jour la majeure partie des mariages de la
Rossignol.
paroisse. C'est ainsi que le 14 février 1695, cinq mariages
se trouvèrent à la fois à l'église. Cet usage, qui fut L'abbé Thévet mourut l'année suivante, et fut enterré
régulièrement suivi à Cherves pendant les XVII et dans l'église; voici le texte de son acte de sépulture:
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XVIII siècles, avait survécu à la tourmente “Le 15 avril 1730, enterrement dans le sanctuaire,
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révolutionnaire, et au commencement du XIX siècle du côté de l'évangile, de messire Jean Thévet,
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on retrouve cette pratique assez fréquente. prestre, curé de Cherves, âgé de 63 ans et un mois,
En mai 1707, l'abbé Thévet, curé de Cherves, fut décédé le jour précédent, après avoir reçu tous les
désigné comme exécuteur testamentaire par l'abbé P. sacrements de l'église, l'enterrement fait: messire
Dutheil, curé de Montembœuf. Biaise Etourneau, curé de Mazerolles, célébrant,
assisté de messieurs Sartre, curé de Châtelars;
L'abbé Thévet ne sollicitait guère la signature de ses Goüot, curé de Négret; Jollivet, vicaire de Lésignat;
paroissiens en dressant les actes de son ministère, aussi
Thévet, curé de Vitrat, Jean-Martin Signac, curé de
ses registres sont-ils d'une aridité désolante. Mais le 7
Nieuil; Bouvée, curé de Saint-Adjutory; H. de
novembre 1708, le curé de Lésignac Durand ayant
Villemandy, curé de Suaux; De Voluyre , curé de
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célébré à Cherves le mariage de Pierre Bost, maître Montembœuf; Barbarin de Chambes, curé de
apothicaire à Lésignac, avec Catherine Sardin, fit signer
Mazières.”
de nombreux témoins.
Le 28 avril 1730, un nouveau curé, François Héraud,
Le 10 juin 1718, l'abbé Thévet mariait à Cherves son
prenait possession de la cure de Cherves, et en inscrivait
parent: Antoine Thévet, de la paroisse de Voulgézac, la mention suivante sur le registre d'état religieux:
avec Jeanne de Couhé, de la paroisse de Genouillac.
“Aujourd'hui 28 avril 1730, je soussigné, prestre,
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Le 9 octobre 1719, Parcellier, curé de Montembœuf, en
maître èz-arts en l'Université de Poitiers, gradué,
l'absence du curé de Cherves, fit l'enterrement de Pierre
nommé par ladite Université, sur l'évêché et
Tricaud "dans le grand cimetière.“ Il s'agit évidemment
chapitre d'Angoulême, en vertu des pouvoirs
ici du cimetière désaffecté récemment, dont les ruines
accordés par Mgr l'évêque d'Angoulême, ay pris
23 M. l'abbé Nanglard, tome II, page 436, cite un Jean Thévet, possession de la cure de N. D. de Cherves, vacante
franciscain d'Angoulême, devenu historiographe de France; — par le décès de M. Jean Thévêt, dernier titulaire et
page 440, André Thevet, né en 1502, chassé de son couvent par possesseur pacifique de ladite cure. Lesdites
les protestants et rentré vers 1580, auteur d'une cosmographie et
d'un livre: Des singularités de la France antarctique. Il aurait
introduit le tabac en France, selon quelques-uns; — page 451, 24 On écrit aussi: Volvire, Volluire et même Velluire. Il s'agit ici
Jean Thévet de la Combedieu, docteur en théologie, prieur des d'un membre de l'illustre famille des Volvire, si répandue en
dominicains d'Angoulême, 1727-1730.. Poitou.
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