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Charente (16) Confolens arrondissement - 682
Le Haut Fourneau du Montizon au début du XIX siècle
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(Statistiques de la Charente - Quénot - 1818)
Cette forge était située dans la commune de Roussines,
arrondissement de Confolens, elle était composée d'un
haut fourneau et de trois affineries; un très petit ruisseau
alimentait quatre étangs qui en dépendaient, et qui
étaient autant de réservoirs pour soutenir le mouvement
du mécanisme de cet établissement.
L'étang de la Grolle, qui faisait toute l'importance de la
forge, avait une étendue de 28 journaux (10 hectares).
Il se trouvait à une portée de fusil d'un autre étang
contigu à la première forge et au haut fourneau.
L'eau du premier étang, retenue et lâchée à propos,
pouvait prolonger le fondage à volonté, mais il était rare
qu'il tienne au-delà de cinq à six mois, tant par la
difficulté de se procurer les matières premières, que par
la détérioration de l'ouvrage du fourneau qui, consumé
par la chaleur, ne donnait plus le même produit de fonte
avec la même quantité de matières.
La mine dont se servait cette fonderie était extraite des
landes de Russac; elle rendait un peu plus de deux
cinquièmes, et faisait de très bon fer. La castine se
prenait à Rairie, commune d'Ecuras, à une lieue et demie
de la forge: on payait au propriétaire de la castinière
150 de droit de champ et d'extraction pendant la
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fournée du fondage; en outre, le maître de forge
fournissait la poudre, coins et masses pour
l'exploitation.
On tirait les pierres d'ouvrage de St Crépin, du Deffey
ou de Mézières; chaque ouvrage rendu et posé coûtait
400 .
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Le bois de chêne ou de hêtre était préféré pour le
charbon qui servait au fourneau; mais on était obligé, à
cause de sa rareté, de le mêler au charbon de châtaignier. fonderie. On en vendait pour les affineries voisines, et
Le fourneau n'était ordinairement en activité que cinq pour les départements de la Dordogne et de la Vienne,
mois dans l'année, et employait deux gardes, deux à raison de 25 le quintal métrique, prise sur les lieux.
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chargeurs, un arqueur et un boqueur. Le travail de ces
Le ruisseau qui alimentait l'étang de la Grolle, et faisait
ouvriers était le même qu'à la forge de Ruffec; ils avaient mouvoir les rouages d'un moulin à deux roues, coulait
le même salaire, et se nourrissaient à leur frais, comme dans un second étang, sur lequel étaient situés le haut
ceux de Ruffec; mais le maître de forge leur donnait en
fourneau et la première affinerie du Montizon. Cette
sus deux barriques de vin pour tout le fondage, et une
même eau, après avoir servi au fourneau et à la première
somme de 120 . forge, coulait dans un troisième étang qui faisait aller une
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Ils avaient le droit de raccommoder des pots, à moins autre affinerie, et de là dans un quatrième qui faisait
que le maître de forge ne le leur interdise, et dans ce cas, mouvoir la dernière forge. Ces quatre cascades
il leur donnait 50 d'indemnité. Les trois forges de successives étaient assez curieuses.
l'affinerie ne consommaient pas toute la fonte de la
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