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Charente (16) Confolens arrondissement - 323

         d'Angoulême... Etienne Chérade fut obligé de reprendre Etudes Locales, 22  année, nº 209, mars 1941, pp. 22-
                                                                                          e
         le comté de Montbron. Et La Ramière,                                     25; nº 210, avril 1941, pp. 55-59

            "pour ne, pas devenir vassal de M. de Montbron”,
        vendit  le  21  octobre  1761,  à  M.  Julien-René  de  La
        Grève, seigneur de Poensensat, contrôleur ordinaire des
        guerres, et à dame Marie-Anne de Chalvière son épouse,
        demeurant au logis de La Forge, paroisse de Rencogne,

            “la  moitié  de  la  terre  et  baronnie  de  Manteresse
            située  dans  les  communes  de  Rouzède  et
            Mazerolles... ”

         ... Ainsi la Baronnie subsiste jusqu'à la dernière heure,
        mais divisée en deux démembrements.
        Elle ne consistait plus qu'en droits de justice et en rentes;
        il  n'existait  plus  de  terres  dans  cette  “terre  de
        Manteresse”.

        Que  l'on  dépouille  les  dossiers  des  biens  nationaux
        adjugés  à  la  Révolution,  l'on  ne  trouvera  dans
        Mazerolles,  Rouzède,  Cherves,  Chatelard  ou  Suaux,
        aucune trace des noms qui figurent dans cette étude. A
        Mazerolles, le "ci-devant château" est vendu sur la tête
        de l'ex-seigneur du lieu, Villars de Poutignac; à Rouzède,
        Le  Bourny  est  racheté  par  les  frères  de  Barbot
        d'Auteclaire,  émigrés,  eux  mêmes  habitants  de
        Champniers;  à  Châtelard-la-Rivière,  la  vente  du
        colombier et du moulin constituent la liquidation d'un
        Prieuré;  à  Cherves  et  à  Suaux,  on  ne  rencontre
        également  que  des  noms  étrangers  à  l'histoire  de  la
        Baronnie de Manteresse.

        Les seigneurs de notre Baronnie avaient de bonne heure
        suivi l'heureux exemple de tant d'autres et notamment
        du baron de Marthon, dont les nombreuses "mises aux
        enchères" de ses domaines ont été signalées au XVe
        siècle. Ainsi se constituait la petite propriété, par des
        aliénations à charge de rentes.

        C'était un bien.

         ...Les barons de Manteresse n'étaient plus en réalité que
        les créanciers de rentes annuelles acquises au même titre
        qu'une  simple  rente  foncière,  comme  on  ferait
        aujourd'hui d'une valeur quelconque.
        Ainsi s'explique la suppression brusque et totale, avec
        les seigneuries et baronnies elles-mêmes, de ces rentes,
        terrages et agriers, dont la monarchie eut l'imprévoyance
        de ne pas préparer l'extinction graduelle, régulière et
        légale, rendant ainsi' inévitable l'explosion violente et
        fatale de la Révolution!




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