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Charente (16) Confolens arrondissement - 105
que les dits fossés qui entourent ledit logis sont “Le mur qui est du côté du pré est entièrement
presque comblés par les pierres des tours qui se sont abattu si ce n'est cinq ou six pieds en hauteur, qui,
écrasées en y ceux, et par la terre et les autres pierres fendus en plusieurs endroits, sont cependant encore
qui y ont été portées pour refaire les coins d'y celui debout mais menacent ruines. La charpente de ladite
dit logis, dans les endroits où étaient les dites tours: maison est entièrement tombée sur les planchers si
lesquels coins ont été nouvellement refaits, c'est-à- ce n'est celle de la tour qui est encore en évidence,
dire trois d'y ceux coins ; y ayant encore debout une mais ladite tour appuyée par des bois. Les planchers
petite tour, couverte en tuiles courbes ainsi que le de la chambre haute et basse, sur main gauche en
corps du logis qui existe. Deux de ces coins quoique entrant dans ladite maison, sont encore en évidence
refaits à neuf menacent ruine; l'autre est en assez et soutenus par les murs qui restent.
bon état. Les murs dudit logis du côté du pré
Les murs de la cour ont besoin d'être raccommodés
menacent aussi ruine, étant gourfoulés dans le
en plusieurs endroits et le portail du côté de
milieu; auxquels murs il y a deux recoupes entre
Fougères est à refaire à neuf.”
l'ancien mur et les coins refaits à neuf...
Ce sont les dernières pièces officielles intéressant le "lieu
Avons aussi remarqué que les murs au dehors et
noble de la Faurie" avant la Révolution.
autour dudit logis ont été entièrement crépis, lequel
crépi est presque tout tombé... Au cours du XIXe siècle, les vieux bâtiments nobles ont
été démolis et le petit fief a été transformé en deux
Au mur de devant, au-dessus de la porte d'entrée
métairies exploitées par des colons.
dudit logis, vis-à-vis du susdit pont, était une fenêtre
qui devait être-faite pour lever un pont-levis sur les Rien du passé ne subsiste plus que les restes de l'antique
fossés...” sully, dans la cour, et les ruines de la petite tourelle
ronde, mentionnée en 1764 et dont on voit encore la
Le procès-verbal continue par la description de
base, sur le bord de la mare qui existe actuellement, où
l'intérieur du logis, ou maison de réserve. Tout y est en
furent jadis les fossés du “lieu noble de la Faurie”.
mauvais état: les murs sont lézardés, les toitures
manquent de tuiles, la plupart des fenêtres sont sans XIII
autre fermeture que les grilles en fer qui les garnissent.
Fougères et Plaimbost
Après les bâtiments on décrit le domaine:
Fougères
“Au devant du portail de la basse-cour dudit lieu de
la Faurie, du côté de Saint-Pierre, ledit sieur Menu Le village de Fougères, (du latin Fulgeriis), bâti non loin
a fait remarquer trois fossés qui renferment environ d'une voie romaine, doit avoir une origine très ancienne,
un journal de terrain qu'il a déclaré être “lieu noble” comme semble l'indiquer son étymologie, mais son
ainsi que tous les susdits bâtiments, basse-cour, histoire reste inconnue jusqu'au XVII siècle, car ce
e
fossés, fuie et jardin; dans lequel renfermé de fossés, village n'a gardé aucun vestige de son passé. Il se
et au devant du portail, est un puit et deux rangs compose aujourd'hui de quatorze ou quinze maisons
d'arbres chàtaigners, portant fruits; sur le bord du sans caractère d'architecture, et toutes bâties plus ou
fossé du côté du taillis, un rang de petits cerisiers moins récemment:
qui sont vieux et de peu de valeur, et un rang de
Au XVII siècle on trouve des Courandin, sieur de
e
chàtaigners portant fruits, aussi dans le renfermé.
Fougères , probablement de la famille “de ceux qu'on
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Le grand pré au dessous et joignant les fossés dudit voit à Châtelars, à la même époque, et peut-être les
logis, renfermé d'un côté par le mur de la basse cour enfants de François Courandin, mentionné comme
et de tous autres, (excepté du côté du village receveur, avec François Berthomé, de la terre de
d'Etamenat), par des haies et buissons, est en assez 104 Autrefois comme aujourd'hui, un certain nombre de villages
mauvais état." possédaient plusieurs familles notables;arrivait parfois que
plusieurs de leurs membres prenaient simultanément le nom de
Le 6 juillet 1764, le fermier Jean-Joseph de Maubué, ce village en raison de la part de biens-fonds qu'elles y
écuyer seigneur de Boiscoutant, fait à son tour dresser possédaient; ce cas se produisait surtout quand plusieurs enfants
par Prévost, notaire, un état de la Faurie, où on lit: s'étaient partagé le domaine familial. Tant que les héritiers
n'avaient pas vendu leur part de ce bien ils en gardaient le nom
et se disaient sieurs de ce lieu.
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